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Zapatistas desorientan a la Guardia Nacional en Chiapas

El Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN) rompió un cerco de más de 23 años. La zona zapatista se expandió. Más Caracoles, Juntas de Buen Gobierno y Municipios Autónomos Rebeldes. Sin pedir permiso, los zapatistas salen del perímetro al que estaban confinados. Como dicen, pasaron a la “ofensiva” organizativa.

Tal proceso que hoy permite a los zapatistas contar con más comunidades y estructura implicó “años de trabajo silencioso”, como ellos han informado en la palabra del subcomandante insurgente Moisés (https://bit.ly/33CZJsN). Y esta etapa ha concluido justo a tiempo. ¿Ahora quién cerca a quién ?

En la entrega anterior, informamos de la militarización del sur y el sureste del país, particularmente de Chiapas. Sin que esté concluido aún el despliegue de tropas federales programado, en ese estado ya se encuentran casi 12 mil efectivos (un número muy superior al desplegado en estados donde la violencia entre grupos de la delincuencia organizada cobra vidas a diario, a veces por decenas).

Y de acuerdo con un documento dado a conocer por Contralínea hace 4 meses (https://bit.ly/2G48dPS y https://bit.ly/2X8eGQ9), el despliegue final de la nueva fuerza –la Guardia Nacional– se asentará en el corazón del movimiento zapatista y el propio EZLN. Según esa información oficial, ocho de los 12 cuarteles estarán en San Cristóbal de las Casas, Comitán de Domínguez, Huehuetán, Las Margaritas, Ocosingo, Palenque, Pichucalco y Bochil. El cerco militar sobre los zapatistas se estaba estrechando.

Además, desde hace algunos meses las comunidades zapatistas han venido denunciando vuelos rasantes e incursiones de elementos del Ejército y la Fuerza Aérea, quienes esparcen versiones de que “ahora sí, ya viene la guerra”…

Pero esta ofensiva zapatista ha trastocado el escenario del despliegue militar del gobierno federal diseñado para contener el zapatismo y su “zona de influencia”. Ahora, el EZLN cuenta con 11 nuevos Centros de Resistencia Autónoma y Rebeldía Zapatista (43 en total).

Los nuevos caracoles se han instaurado incluso cerca de los cuarteles del Ejército. Estarán en La Unión, Ocosingo ; Tulan Ka’u, Amatenango del Valle ; Poblado Patria Nueva, Ocosingo ; Dolores Hidalgo, Ocosingo ; Poblado Nuevo Jerusalén, Ocosingo ; Jolj’a, Tila, y comunidad del CIDECI-Unitierra, San Cristóbal de las Casas.

Los nuevos municipios autónomos rebeldes zapatistas están en : ejido Santa María, Chicomuselo ; El Belén, Motozintla ; Tulan Ka’u, Amatenango del Valle, y ranchería K’anal Hulub, Chilón.

Luego de 25 años, la militarización del estado fracasó. No sólo no redujo la zona zapatista, sino que ésta se amplió. A pesar de los cuarteles, los vuelos rasantes, los retenes… el zapatismo se ha expandido. El comunicado es elocuente al explicar cómo pudo ocurrir :

“Así salimos. El Mandón quedó atrás, pensando que su cerco, cercados nos mantenía. De lejos vimos sus espaldas de Guardias Nacionales, soldados, policías, proyectos, ayudas y mentiras. Fuimos y regresamos, entramos y salimos. Diez, cien, 1 mil veces lo hicimos y el Mandón vigilaba sin mirarnos, confiado en el miedo que su miedo daba.

“Como una mancha sucia quedaron los cercadores, cercados ellos dentro de un territorio ahora más extendido, un territorio que contagia rebeldía.”

El teatro de operaciones de las Fuerzas Armadas Mexicanas en Chiapas tendrá que ser rediseñado. Al despliegue de Guardia Nacional, Ejército Mexicano, Fuerza Aérea Mexicana y Armada de México ha correspondido ahora un despliegue del EZLN. Se trata de una ofensiva integral, cualitativa. Se reproduce el zapatismo en nuevas comunidades y zonas.

Sin poder hacer otra cosa, el presidente de la República, Andrés Manuel López Obrador, ha dicho que son “bienvenidas” estas formas de organización y gobiernos autónomos. Nada de condena a hechos consumados e irreversibles. Esperemos que diga lo mismo cuando estos Caracoles, como en madrugadas de montes húmedos, broten como hongos en otras partes del territorio nacional, sobre todo en aquellas geografías del Congreso Nacional Indígena.


Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.

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