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Palestine et Niger : entre enchantement et désenchantement démocratique

L’ouvrage collectif Mondes en guerre : Militarisation, brutalisation et résistances édité par le Centre tricontinental fin 2024 revient sur des tendances fortes observables dans la récente recrudescence des dynamiques conflictuelles. Pour prolonger la réflexion, cet article, issu d’un webinaire [1], propose un focus sur deux conflits armés : Palestine et Niger.

Remise abruptement à l’ordre du jour avec l’Ukraine et Gaza, la guerre s’inscrit actuellement au centre des agendas politiques occidentaux. La couverture médiatique (différenciée) dont ces deux conflits font l’objet aux Nords ne doit cependant pas masquer la multiplicité des affrontements qui ont lieu, en particulier aux Suds.

Avec 120 conflits armés concentrés majoritairement en Afrique et au Moyen-Orient à la fin de l’année 2024 [2], « nous faisons bien face à un monde en guerre » [3], pour reprendre la formule employée par Frédéric Thomas.

D’après le politologue, c’est moins la montée en puissance des affrontements que la reconfiguration des acteurs, des enjeux et des stratégies qui doivent attirer notre attention. Car c’est en nommant les dynamiques, les causes et les responsables qu’il est possible de soustraire la violence à sa naturalisation et d’éviter les procédés boiteux censés prévenir ou résoudre les crises. À cet effet, Thomas dégage un certain nombre de tendances au regard de la récente recrudescence des dynamiques conflictuelles [4].

Internationalisation, privatisation et militarisation

De la Libye au Soudan, en passant par la Corne de l’Afrique, les conflits qui ont cours se caractérisent par leur internationalisation : l’une des deux parties en présence ou les deux reçoivent le soutien militaire d’un État extérieur ; soutien impliquant alors souvent de façon directe ou indirecte l’une ou l’autre des puissances de la région, voire certaines puissances mondiales, eu égard aux enjeux stratégiques du moment [5].

À cette internationalisation, il faut ajouter un phénomène de privatisation des conflits armés visible au travers de la normalisation du recours massif aux entreprises militaires et de sécurité privées (EMSP) ; l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak faisant à cet égard figure de cas exemplaires.

Autre fait marquant : l’augmentation croissante et des dépenses militaires mondiales (au cours de la dernière décennie) et de la circulation d’armes ; les Etats-Unis étant de loin le principal exportateur d’armes en catalysant à lui seul 43% des exportations mondiales entre 2020 et 2024 [6].

En outre, l’intensification des flux financiers et du trafic d’armes, souvent pensée comme la simple conséquence d’un contexte qui fait face à la (menace de) guerre, est marqueur d’une dynamique globale de militarisation de la politique. La vague de coups d’État qui a touché l’Afrique depuis 2020 (Mali, Burkina Faso, Niger, Guinée et Gabon) avec l’arrivée brutale des forces de l’armée au sommet du pouvoir constitue peut-être le témoignage le plus direct de cette dynamique [7].

Cependant, des modes de collaboration plus ambivalents entre gouvernements et militaires participent aussi à la logique actuelle de militarisation de la politique. Que ça soit au San Salvador [8], aux Philippines [9] ou au Brésil [10], les partis dirigeants se tournent d’eux-mêmes vers l’armée dans le cadre de luttes contre le « narcotrafic », le « terrorisme » et la « criminalité ». C’est un processus de « sécuritisation » [11], de militarisation de la sécurité qui s’affirme avec une occultation de plus en plus fréquente des enjeux socio-économiques sous le paradigme de l’insécurité.

Par ailleurs, les appels des gouvernements aux militaires s’inscrivent également dans un mouvement de captation des valeurs positives associées à l’armée – professionnalisme, efficacité, soumission à l’intérêt général – par une classe politique en quête de crédibilité [12]. D’où la prégnance d’une rhétorique machiste et viriliste de « l’Homme fort », qui clame son recours à la « main dure » [13] dans le cadre d’une mise en scène dont les femmes sont exclues en dehors de leur statut de trophée ou de cible privilégiée des guerres.

En somme, internationalisation et privatisation des conflits d’une part, militarisation de la politique d’autre part : ces tendances récentes en matière de dynamiques conflictuelles constituent également l’ossature de « Mondes en guerre : Militarisation, brutalisation et résistances », ouvrage collectif édité en novembre 2024 par le CETRI.

Dans l’optique de prolonger la réflexion entamée par les différents auteurs de ce numéro d’Alternatives Sud, le CETRI à convier Garba Abdoul Azizou, chercheur au Centre d’études des crises et des conflits internationaux, et Sarra Grira, rédactrice en chef d’Orient XXI, à un webinaire ce 10 avril 2025 [14].

En se focalisant sur deux régions aujourd’hui emblématiques, l’Afrique de l’Ouest et le Moyen-Orient, les conférenciers sont notamment intervenus sur les processus de déligitimation et de légitimation de la démocratie qui ont respectivement cours au Niger et en Israël-Palestine, en se prononçant dans le même temps sur les formes de résistances existantes et les potentiels mécanismes de résolution de conflits qui pourraient se déployer dans ces contextes.

Une alliance circonstancielle entre la société civile nigérienne et la junte militaire

Plongée dans une crise sécuritaire depuis 2011, l’espace sahélien a récemment observé l’effondrement successif des régimes démocratique de trois des pays les plus affectés par l’activisme de groupes djihadistes : le Mali (2021), le Burkina Faso (2022) et le Niger (2023) [15].

Cet « effet de contagion » interpelle d’autant plus que, dans le cas du Niger, la junte militaire instaurée à la suite du coup d’État du 26 juillet 2023 jouit, selon Garba Abdoul Azizou, du soutien (paradoxal) de la société civile. Cette société civile nigérienne, qui s’est constituée dans les années 1990 en prenant la forme de « structures associatives avec des revendications démocratiques » [16], s’est en effet illustrée dans le domaine de la défense du pluralisme et des droits humains.

En 2005, la « coalition contre la vie chère » a permis l’abrogation de la TVA sur les produits de premières nécessités que le gouvernement en place entendait appliquer [17]. Autre cas de figure : en 2009, la Coordination des forces pour la démocratie et la République (CFDR) a vivement protesté contre la volonté affichée du président Mamadou Tandja de briguer un troisième mandat en violation des normes constitutionnelles. Ce dernier a ensuite fait l’objet d’un coup d’État en février 2010 qui s’est accompagnée d’une période de transition militaire jusqu’à l’élection du président Mahamadou Issoufou en avril 2011 [18].

En ce sens, comment comprendre le revirement actuel des organisations de la société civile (OSC) nigérienne qui faisaient dernièrement encore office de garde-fou face aux dérives autoritaires manifestes ?

Sous la présidence de Mahamadou Issoufou (2011-2021), les OSC ont été sévèrement réprimées avec notamment la mise en sourdine des accusations de corruptions liées à la mise en œuvre des politiques publiques ; la détention des leaders des mobilisations contre la loi des finances ayant débuté en octobre 2017 [19] et l’accusation de terrorisme portée sur celles et ceux qui réclamaient le retrait des forces étrangères [20].

Loin d’affaiblir les OSC, cette répression a, d’après Garba Abdoul Azizou, renforcé le crédit qui leur était accordé et miné la légitimité d’Issoufou [21]. Celles-ci ont connu un élargissement de leur audience, une montée en puissance facilitée encore par l’affaiblissement de l’opposition politique traditionnelle : c’est notamment avec 92 % des voix que le chef d’État avait été réélu en 2016 ; le principal candidat d’opposition, Hama Amadou, ayant par ailleurs dû faire campagne depuis sa cellule dans le cadre d’une « sombre histoire de “supposition d’enfant” » [22].

Ainsi, lorsque Mohamed Bazoum hérite des prérogatives présidentielles en avril 2021, il fait face à « un État rejeté par les populations », « une armée faible » et « une société civile très politisée » [23], et ce, avant que sa destitution ne soit annoncée par une junte militaire dans la nuit du 26 au 27 juillet 2023 [24].

Diverses OSC comme « Tournons la page-Niger » et le M62 sont alors rapidement venues manifester leur soutien à ce nouveau régime militaire au nom des motifs suivants : opposition à la présence de bases militaires étrangères dans le pays ; mauvaise gouvernance politico-économique et social des régimes précédents (en particulier durant les années Issoufou) et incapacité de ces derniers à mettre un terme à la crise sécuritaire qui touche le pays [25].

Cette manifestation de soutien des OSC à la junte n’est pas sans rappeler le phénomène de « militarisme civil » [26] observé en Amérique latine, sous une forme hybride : au Niger,la militarisation de la politique impulsée par les forces armées co-existe aux côtés d’un militarisme promu par les acteurs de la société civile eux-mêmes.

Une promotion du militarisme qui doit donc être comprise au revers du clientélisme et de la corruption de la classe politique et de l’incapacité des gouvernements successifs à assurer des conditions de vie dignes aux populations, conditions qui légitimement et consacrent en partie l’intérêt d’un système démocratique.

Israël : Une démocratie synonyme d’apartheid

Ainsi, un certain désenchantement démocratique s’exprime au Niger, mais en va-t-il de même en Israël ? Récemment, cet État est en effet lui aussi en proie à une crise de la « démocratie ».

Alors que le gouvernement est déjà engagé dans un bras de fer avec la Cour suprême après avoir annoncé le limogeage du chef du Shin Bet (le service de renseignements) et engagé une procédure de destitution contre la procureure générale du pays, le parlement israélien a adopté ce 27 mars dernier une loi renforçant l’influence du pouvoir politique dans la nomination des juges [27] ; loi non sans importance au regard des multiples procès pour corruption visant Netanyahu et dont l’heure du verdict approche inexorablement [28].

Pour nombre des milliers de manifestant·es qui descendent quotidiennement dans les rues de Tel-Aviv et de Jérusalem, ce projet de réforme de la justice témoigne d’une dérive autoritaire du Premier ministre en fonction [29].

Cependant, pour Sarra Grira, cette dérive autoritaire précède de loin l’arrivée au pouvoir de Netanyahu. Elle s’inscrit dans le temps long et se caractérise par des décennies de spoliation, d’occupation et de négation du peuple palestinien par un État qui se dit démocratique et qui ne reconnaît pour autant en son sein que des citoyen·nes de confession juive ; un système démocratique en réalité synonyme d’apartheid et reconnu comme tel par différentes organisations de défense des droits humains [30].

En d’autres termes, la prétention de l’État d’Israël à être une société démocratique se serait pour la première fois retournée contre les citoyen·nes israélien·nes eux-mêmes. Cependant, cette mise en scène de la démocratie, cet « enchantement démocratique », aurait également eu pour autre conséquence de faire écran au conflit en cours et d’en flouter les contours.

D’après Grira, ce dernier ne relève pas d’une « guerre contre la terreur » [31] ou d’une « guerre de civilisation » [32], mais du prolongement moderne d’une guerre coloniale menée de longue date par « une puissance occidentale contre une population du “tiers-monde” » [33].

Les caractéristiques « modernes » de cette guerre coloniale, dont le rythme s’est intensifié depuis les attaques du 7 octobre, sont notamment visible au travers du soutien militaire apporté par les Etats-Unis à Israël : ce sont un peu plus de 16 milliards d’euros d’aide à la sécurité pour les opérations militaires israéliennes à Gaza et ailleurs qui ont été approuvé entre le 7 octobre 2023 et septembre 2024 [34].

Par ailleurs, la non-suspension de l’accord d’association UE-Israël fait également état de la responsabilité directe de l’Europe dans la continuité de cette guerre en permettant (entre autres) à cet État de rester un partenaire commercial privilégié de l’Union européenne, en dépit de l’article 2 de l’accord qui précise que les relations entre les parties sont fondées sur le respect des droits humains [35].

Complicité donc des Etats-Unis, mais aussi de l’Union Européenne qui met en lumière le statut d’exceptionnalité dont jouit Israël. Exception militaire, avec notamment les Etats-Unis qui, à la suite de la signature des accords d’Abraham (2020) [36], suspendent pourtant en janvier 2021 la vente d’avions de combat aux Émirats arabes unis, les F-35 devant rester une exclusivité israélienne au Proche-Orient [37].

Exception géographique, car l’État israélien fait figure de « fragment de l’Occident » au sein de la région en ayant été pensé, articulé et affirmé comme tel avant même sa construction : « Pour l’Europe, nous constituerions là-bas un avant-poste contre l’Asie, nous serions l’avant-garde de la civilisation contre la barbarie » écrivait en 1896 Théodore Herzl dans son célèbre manifeste L’État juif (1896) [38].

Et finalement, exception historique, puisque Israël s’est implanté sous la forme de colonies de peuplement au moment même où une séquence de décolonisation en cascade s’était enclenchée dans la région [39].

« Il y a des résistances à enclencher à tous les niveaux »

Dès lors : comment contrer la présente dynamique de quasi-impunité qui accompagne le statut d’exceptionnalité d’Israël ? L’arrêt rendu par la Cour internationale de justice en janvier 2024 [40] et le mandat d’arrêt délivré en novembre 2024 par la Cour pénale internationale à l’encontre de Netanyahou et son ancien ministre de la défense Yoav Gallant [41] constituent à cet égard une avancée non-négligeable qu’il convient désormais de faire respecter : l’absence de condamnation de la part des autres pays européens à la visite du premier ministre israélien à Viktor Orban ce 3 avril 2025 en montre bien la nécessité.

Sur le plan de l’UE, il s’agit moins d’adopter de nouvelles sanctions que d’appliquer les mesures déjà existantes, à commencer par l’exclusion d’Israël de l’accord d’association en vertu des violations graves et répétées du droit international et des droits humains perpétrées par cet État.

Sur le plan national, des dispositifs juridico-répressifs se déploie à l’encontre des soutiens à la cause palestinienne avec par exemple l’adoption récente en France de la proposition de loi de lutte contre l’antisémitisme à l’université [42], qui marque dans le même temps la prégnance du narratif promu par Israël et ses alliés d’une guerre menée par l’Occident contre le Proche-Orient, d’un conflit qui oppose les Nords aux Suds.

Or, selon Grira, il est essentiel de ne pas se laisser enfermer dans ce narratif et de rappeler, comme il est coutume de le faire pour le monde arabe, que les régimes se distinguent de la « rue » : de la côte Est à la côte Ouest en passant par la Géorgie, le Texas, ou l’Indiana, les manifestations et les occupations contre la guerre à Gaza se sont multipliées sur les campus outre-Atlantique [43]. Il en va de même au Royaume-Uni où, en dépit d’une élite politique fermement alignée sur les positions israéliennes, la mobilisation des Britanniques en solidarité avec la Palestine force le respect par son ampleur et son endurance [44].

Du côté du Niger, la lutte s’articule sur d’autres fronts : elle se matérialise notamment au travers de l’Initiative pour le Co-développement avec le Niger (ICON-Niger stop corruption) et la branche locale de Transparency International qui ont toutes deux fermement dénoncées l’adoption par la junte d’une ordonnance dérogeant à la législation relative aux marchés publics [45].

Par ailleurs, d’après Garba Abdoul Azizou, la dimension virtuelle prend également de l’ampleur avec de plus en plus d’acteurs nigériens prodémocratie qui rencontrent un écho conséquent sur les réseaux sociaux en s’exprimant de façon ouverte ou anonyme. Si le temps d’une sortie de crise durable ne s’est pas encore annoncé, il y a donc d’ores et déjà des résistances tangibles ; d’autres doivent néanmoins encore être enclenchées, et ce, « à tous les niveaux » [46].

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Notes

[1G. AZIZOU et S. GRIRA, « Webinaire-Monde en guerre : militarisation et résistances », CETRI, 2025.

[2CICR. (2025), « Le Droit International Humanitaire et les défis posés par les conflits armés contemporains », 1-88.

[3Thomas F. (2024a), « Éditorial  : Guerres, militarisation et résistances », in Monde en guerre  : Militarisation, brutalisation et résistances, édité par le CETRI, Syllepse, 7.

[4Ibid., 7-19.

[5Ibid.

[6George M. et al. (2025), « Trends in International Arms Transfers, 2024 », SIPRI, 1-12.

[7Thomas F. (2024a), op. cit., 7-19.

[8Thomas F. (2024b), « Le stade Bukele du spectacle », CETRI, https://www.cetri.be/Le-stade-Bukele-du-spectacle.

[9Batac, M. (2024), « Politiques anti-insurrectionnelles et antiterroristes aux Philippines », in Monde en guerre  : Militarisation, brutalisation et résistances, édité par le CETRI, Syllepse, 109‑25.

[10Hoecker M. (2024), « Militarisation, militarisme civil et érosion démocratique en Amérique latine », in Monde en guerre  : Militarisation, brutalisation et résistances, édité par le CETRI, Syllepse, 77‑89.

[11Oren I. et Solomon T. (2014), « WMD, WMD, WMD : Securitisation through ritualised incantation of ambiguous phrases », Review of International Studies, 315‑16.

[12Thomas F. (2024a), op. cit., 7-19.

[13Hoecker M. (2024), op. cit, 80.

[14Azizou G. et Grira S. (2025), « Webinaire - Monde en guerre : militarisation et résistances », CETRI, 01:33, https://www.cetri.be/Webinaire-Monde-en-guerre-6680.

[15Azizou G. (2024), « Niger  : la société civile contre la démocratie  ? », CETRI,https://www.cetri.be/Niger-la-societe-civile-contre-la.

[16Azizou G. (2010), « Niger  : la société civile face au “tazartché”  », in État des résistances dans le Sud  : Afrique, édité par le CETRI, Syllepse, 121.

[17Garba I. (2005), « Niger. La société civile gagne contre “la vie chère” », Revue Grain de sel, 7‑8.

[18Azizou G. (2024), op. cit.

[19Châtelot C. (2018), « Au Niger, la démocratie “selon Issoufou” se passe de la société civile », Le Monde, https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/06/07/au-niger-la-democratie-selon-issoufou-se-passe-de-la-societe-civile_5311376_3212.html.

[20Moussa Ba M. (2018), « Mahamadou Issoufou sur BBC Afrique  : “Ce qui est paradoxal, c’est que ceux qui nous critiquent sur l’installation des bases militaires de nos alliés, ne critiquent pas les terroristes” », ActuNiger, https://www.actuniger.com/politique/14390-mahamadou-issoufou-sur-bbc-afrique-ce-qui-est-paradoxal-c-est-que-ceux-qui-nous-critiquent-sur-l-installation-des-bases-militaires-de-nos-allies-ne-critiquent-pas-les-terroristes.html.

[21Azizou G. (2024), op. cit.

[22Châtelot C. (2018), op. cit.

[23Azizou G. (2024), op. cit.

[24De La Roche Saint-André E. (2023), « En quoi l’élection,en 2021, du président nigérien déchu Mohamed Bazoum a-t-elle été une première  ? », Libération, https://www.liberation.fr/checknews/en-quoi-lelection-en-2021-du-president-nigerien-dechu-mohamed-bazoum-a-t-elle-ete-une-premiere-20230802_XU3TVNY6ZFGFTHFGC2ZSZZJVBE/.

[25Azizou G. (2024), op. cit.

[26Hoecker M. (2024), op. cit, 87.

[27France 24. (2025), « Réforme de la justice en Israël  : Benjamin Netanyahu ne lâche rien »,
https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20250327-israel-reforme-justice-benjamin-netanyahu-nomination-juges-opposition-cour-supreme.

[28Alfon D. (2025), « Contre l’Etat de droit, Nétanyahou pousse Israël au bord de la guerre civile », Libération, https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/contre-letat-de-droit-netanyahou-pousse-israel-au-bord-de-la-guerre-civile-20250321_33Q2FZCMBFEXZII67TESZMN2LE/.

[29AFP. (2025), « Réforme de la justice en Israël  : l’opposition annonce un recours à la Cour suprême contre une nouvelle loi », Le Soir,https://www.lesoir.be/664544/article/2025-03-27/reforme-de-la-justice-en-israel-lopposition-annonce-un-recours-la-cour-supreme.

[30Amnesty International. (2022), « L’apartheid israélien envers le peuple palestinien  : Un système cruel de domination et un crime contre l’humanité », 1-30 ; HRW. (2021), « Un seuil franchi  : Les autorités israéliennes et les crimes d’apartheid et de persécution », 1-213.

[31Filiu J-P. (2021), « Comment Benyamin Nétanyahou a fabriqué la “guerre contre le terrorisme” », Orient XXI,https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/comment-benyamin-netanyahou-a-fabrique-la-guerre-contre-le-terrorisme,5063.

[32Filiu J-P. (2023), « Comment Benyamin Nétanyahou est devenu le leader autoproclamé du “monde civilisé” »,Le Monde, https://www.lemonde.fr/un-si-proche-orient/article/2023/10/29/comment-benyamin-netanyahou-est-devenu-le-leader-du-monde-civilise_6197141_6116995.html.

[33Azizou G. et Grira S. (2025), op. cit, 14:32-15:06.

[34Bilmes L. et al. (2024), « United States Spending on Israel’s Military Operations and Related U.S. Operations in the Region, October 7, 2023-September 30, 2024 | Costs of War », Watson Institute for International & Public Affairs - Brown University, 1-23.

[35CNCD 11.11.11. (2025), « Suspendre l’accord d’association UE-Israël », 1-8.

[36Alaoui H. (2020), « Israël-Émirats. Ni trahison ni accord historique », Orient XXI, https://orientxxi.info/magazine/israel-emirats-ni-trahison-ni-accord-historique,4088.

[38Herzl T. (1954 (1896)), 55-56 cité dans Trousson R. (1992), « Théodore Herzl et l’utopie d’Israël », Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, 17.

[39Leguen A. et al. (février-mars 2024), « Chronologie  : De la Terre promise à l’anéantissement de Gaza », Manière de voir, 8‑11.

[40Amnesty International. (2024), « Israël doit se conformer à l’arrêt rendu par la CIJ lui ordonnant de faire tout ce qui est en son pouvoir pour prévenir le génocide contre les Palestinien·ne·s à Gaza »,https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2024/01/israel-must-comply-with-key-icj-ruling-ordering-it-do-all-in-its-power-to-prevent-genocide-against-palestinians-in-gaza/.

[41Amnesty International France. (2024), « Mandats d’arrêt de la CPI contre le premier ministre israélien, son ex ministre de la défense et un chef du Hamas », https://www.amnesty.fr/actualites/mandats-d-arret-de-la-cour-penale-internationale-contre-premier-ministre-israelien-benyamin-netanyahou-yoav-gallant-et-mohammed-deif-dirigeant-de-la-branche-armee-du-hamas.

[42Le Nevé, S. (2025), « L’Assemblée nationale adopte la proposition de loi de lutte contre l’antisémitisme à
l’université », Le Monde, https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/05/07/l-assemblee-nationale-adopte-la-proposition-de-loi-de-lutte-contre-l-antisemitisme-a-l-universite_6603861_4401467.html.

[43Courrier international. (2024), « Aux États-Unis, la mobilisation pro-Palestine sur les campus s’étend », https://www.courrierinternational.com/article/carte-aux-etats-unis-la-mobilisation-pro-palestine-sur-les-campus-s-etend.

[44Finn D. (2024), « Au Royaume-Uni, la rue avec Gaza, les élites derrière Israël », Le Monde diplomatique,https://www.monde-diplomatique.fr/2024/05/FINN/66827.

[45Azizou G. (2024), op. cit.

[46Azizou G. et Grira S. (2025), op. cit, 1:07-1:08.


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Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.