Face aux sources limitées d’information, cette analyse repose principalement sur l’exploitation de données issues des réseaux sociaux (Telegram, Instagram, X), ainsi que sur des entretiens et échanges conduits avec des personnes présentes en Iran ou qui en sont récemment revenues.
À la fin de l’année 2025, le toman s’effondre, les prix s’envolent, et le bazar de l’électronique et de la téléphonie de Téhéran se vide (Alaeddin, Charsou Mall et le Grand Bazar). Ces commerçants sont les premiers, le 28 décembre 2025, à baisser le rideau et à descendre protester dans les allées du Bazar. La grève est rapidement suivie par d’autres marchands.
Politiquement, l’identité de ceux qui protestent est importante. Historiquement conservateurs, souvent religieux, les bazaris sont peu enclins à la contestation politique. Ils avaient été le fer de lance de la révolution de 1979. Depuis, ils entretiennent des liens de loyauté structurels avec l’État. Leur mobilisation signifie que l’État n’est plus en mesure d’assurer sa fonction minimale : faire tenir l’économie.
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