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RD Congo

Des élections à haut risque

Prévues pour le 28 novembre prochain, les prochaines élections présidentielle et législative devraient enraciner la démocratie et permettre à 32 millions d’électeurs de sanctionner leurs élus. Mais ce scrutin est aussi celui de tous les dangers, car sa contestation pourrait ramener la République démocratique du Congo dans l’instabilité sinon la guerre.
C’est pourquoi, alors que les observateurs se déploient à travers le pays, appels au calme et avertissements se multiplient, émanant de l’Eglise catholique et d’une quarantaine d’organisations non gouvernementales, congolaises et étrangères. Inquiètes de la dégradation de la situation sécuritaire, elles demandent “ des mesures urgentes pour prévenir la violence électorale, mieux protéger les civils et assurer des élections crédibles, libres et transparentes “.

Alors que le coup d’envoi à la campagne a été lancé le 28 octobre, plusieurs inconnues subsistent : à la tête de la Commission nationale indépendante, le pasteur Mulunda réussira-t-il, avec l’aide de la Mission des Nations unies au Congo à “ dispatcher “ dans 62.000 bureaux de vote 17 tonnes de matériel électoral et en particulier 186.000 urnes qui doivent arriver de Chine par vol spécial ? Jusqu’à présent, la CENI assure que les délais seront respectés mais nul n’écarte plus l’hypothèse d’un découplage entre l’élection présidentielle, disputée par onze candidats, et l’élection législative, où 18.386 postulants sont en lice pour 500 sièges.

A propos du comportement des candidats en présence, Human Rights Watch relève la multiplication des discours haineux et toutes les ONG relèvent “un potentiel alarmant de violence et de déstabilisation “en dépit du fait que tous les candidats, Tshisekedi excepté, ont signé un code de bonne conduite.

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Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.