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De Gaza à l’Iran, la loi du plus fort s’impose

Pour la deuxième fois en moins d’un an, Israël et les États-Unis attaquent l’Iran. Pour la deuxième fois, ils le font alors que des négociations étaient en cours en vue d’arriver à un accord entre Washington et Téhéran. « Dernière chance pour éviter le scénario de la guerre », répétaient ces derniers jours certains confrères, laissant penser qu’une guerre serait légitime en cas d’échec des pourparlers. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le président étatsunien Donald Trump n’auront même pas pris la peine d’attendre jusque-là.

Pourtant, la veille de ces offensives, le ministre omanais des affaires étrangères Badr Albusaidi, invité de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne étatsunienne CBS News, se disait « confiant dans la manière dont les négociations se déroulent »1. Celui dont le pays assure la médiation entre la République islamique et les États-Unis assurait qu’un « accord de paix est à notre portée si l’on permet à la diplomatie d’y arriver ». Il évoquait alors les concessions historiques faites par l’Iran, notamment le renoncement définitif à la détention de matériel nucléaire pouvant servir à fabriquer une bombe — chose qui n’avait pas été acquise dans l’accord signé sous Barack Obama, en 2015 et que Trump avait unilatéralement abandonné. Cela n’a pas empêché Israël — qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération et qui détient, quant à lui, effectivement, l’arme nucléaire — d’attaquer dès le lendemain. Quel message cela envoie-t-il, si ce n’est de dire que, à l’image du droit international, la diplomatie est, elle aussi, une voie sans issue ? Albusaidi, pourtant peu bavard et habituellement soucieux de l’image de neutralité que cultive son pays, s’est dit « consterné » par les bombardements contre l’Iran.

« La guerre c’est la paix »

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Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du CETRI.

Camden, dans l'Arkansas, le 27 février 2026. Le secrétaire à la guerre étatsunien Pete Hegseth s'adresse aux employés de L3Harris dans le cadre de sa tournée « Arsenal of Freedom » (« Arsenal de la liberté »).
Camden, dans l’Arkansas, le 27 février 2026. Le secrétaire à la guerre étatsunien Pete Hegseth s’adresse aux employés de L3Harris dans le cadre de sa tournée « Arsenal of Freedom » (« Arsenal de la liberté »).

Photo du ministère de la guerre /Alexander Kubitza / Domaine public